‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 5)Chapitre 266 sur 354 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

RÀTINOIS.

Et VOUS?

HALINGBÀR.

Moi?... J'oifre la garniture de cheminée du salon.

RATINOIS, étonné.

Ah! (a part.) Il faut lui mettre les points sur les i! (Haat.) Malingear, il faut nous dire une chose... c'est que tout a augmenté.

HALIN6EÀR.

C'est vrai; et tel qui était à son aise autrefois avec dix mille francs de rente, se trouve aujourd'hui fort gêné.

RATINOIS.

Voilai Et nous ne voulons pas que nos enfants soient gênés?

Certainement nous ne le voulons pas.

RATINOIS.

Voyez-vous votre fille, votre fille chérie, obligée de regarder à s'acheter une robe ou un cachemire?

MALINGEAR.

Et votre fils. . . votre fils unique, réduit à vivre d'expédients?

RATINOIS.

Oh ! ne parlons pas de mon fils. . . un homme se tir<^ toujours d'affaires... Mais eUe... la pauvre enfant!... qui est votre joie, votre amour. . . car vous l'aimez bien votre fille?

MALINGEAR.

Presque autant que vous aimez Frédéric.

IM Là POCDBK AUX TECX.

■ATI50IS.

Oui. . . Ne parions pas de Frédéric. . . parions d'Emme* fine. • . Il faut lui faire, à eette enfant, nne existence de g<He et d'or.

MALIHGIAl, pénétré.

Oh! merd ponr elle!

EATIKOIS.

D'où je condns qu'il 7 a lien d'angmentor la dot

MALINGEAl.

C'est tont à fait mon sentiment.

mATIHOIS.

Eh bien... fixez Tons-mème... J'accepte d'avance.

HALIRGEAB, à part.

Ah! très-bien!... Parlez-moi des commerçants. (Haut.) Je pense qa'en donnant cent cinquante mille francs. . •

RATINOIS.

Ati! Malingear... ce n'est pas assez!

HALINGEAR.

Alors, mettons deux cent mille.

RATINOIS, se levant.

C'est convenu I Moi, je donne Fargenterie, et vous deux cent mille. . .

HALINGEAR, se levant.

Comment!... C'est vous qui les donnez.

RATINOIS.

Moi? Par exemple I

HALINGEAR.

Pourquoi moi et pas tous?...

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