‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 5)Chapitre 270 sur 354 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

ROBERT

Voyons, messieurs, pas d'emportement!

RATINOIS.

Je ne m'emporte pas ! (a part, avec satisfaction.) C") y est l ^ c'est rompu!

MALINGBAR, à part, avec satisfaction.

C'est une affaire f^erminée!

ROBERT

Diable ! vous allez vite en affaires ! Une rupture ! (a Ratinois.) Heureusement que ton fils n'aimait pas mademoiselle Malingear, n'est-ce pas?

RATINOIS.

Il ne l'aimait pas ! ... il ne l'aimait pas ! . . . c'est-à-dire si. .. il en était fou! Mais, qu'est-ce que cela fait?

ROBERT, à Malingear.

Et mademoiselle Ëmmeline n'était que médiocrement éprise de Frédéric?

HALINGEAR.

Médiocrement... c'est-à-dire... elle paraissait avoir un certain penchant pour lui... je ne le cache pas... mais...

Mais, qu'est-ce que cela fait, n'est-ce pas.

MALINGEAR.

Je n'ai pas dit cela, permettez...

ROBERT, éclatant.

Non, je ne permets pas!... Vous êtes des vaniteux, des

arguai lieux I...

MALINGEAR.

Monsieur!...

RÀTINOIS.

Mon oncle!

ROBERT

Âh I voilà un quart d'heure que je me retiens... il faut que ça parle!... Vous cherchez, depuis quinze jours, ^ TOUS éblouir, à vous mentir, à vous tromper...

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