ACTE PREMIER
au cent... Avec messieurs les Autrichiens,, c'est une autre affaire : un jour, lancé à fond de train, j'en ai touché un du doigt... je croyais le tenir!... lorsque j'ai reçu le plus joli coup de sabre!...
MÀDÂUE DE GUT.
Tu as été blessé?
LUCILB.
Ah! mon Dieu!
HORACE
Je ne le regrette pas! Celui qui m'a appliqué ça... était un artiste!... Ah! sans mon pauvre Bernard, j'étais dans le Moniteur... côté des absents!
Bernard?
HORACE
Mon soldat... que j'ai ramené... Il m'a tiré de là au milieu d'une mitraillade!... Tante, je vous le recommande, c'est un ami!
Je crois bien! ce brave garçon!.. Qu'estrce qu'il prend le matin ?. . . du chocolat ?
HORACE
Non... il préfère une nourriture... plus accentuée l
LU CI LE, vivement.
Et votre blessure, mon cousin?
HORACE
Oh! c'est fini! j'ai été si bien soigné... par une fcmmo... une fenune délicieuse!... Figurez-vous...
MADAME DE GUT, toussant pour Tavartlr.
Hum! huml
HORACE
Ahl ouil (a part.) Coupure!
LUCILE
Horace, je vous remercie de votre récit... et, en vous écoutant, je me suis sentie fière de vous!...
HORACE
n n'y a pas de quoi, cousine 1
LUCILB.
Ohl si!... j'admire et je comprends cette existence du soldat... ce mélange de souffrance, de gaieté, de coui^age, de modestie...
MADAME DE GUT, voulant arrêter sa nièce .
Lucile 1
HORACE, à sa tante.
Parbleu! n'avez-vous pas peur qu'elle ne s'engage?...
LUCILE, tendant la main à Horace.
Je VOUS le répète, Horace, je suis fîère de vous I
Alors, embrassons-nous... au nom de l'armée!
U Pembrassa.
Sont-ils enfants!
Lucile remonte causer ayec sa tante.
HORACE, à part, et passant à droite.
Sacrebleul elle est gentille, la petite cousine! elle aime les militaires... et, si jamais je songe à me marier... il faudra que j'en parle à la tante... Je supprimerais les deux chevaux, voilà tout !
LUCILE, achevant une conversation commencée avec madame de Qfxj
Non, ma tante, c'est inutile!