ACTE PREMIER
Horace... (▲ Horace.) 'Mon ami, je te présente M. Désambois..»
HORACE, saluant.
Monsieur...
DÉSAMBOIS, saluant.
Monsieur... (aux dames.) Je précède de quelques instants M. Gélestin Magis, l'heureux compétiteur h la main de mademoiselle... Croyez bien que je ne lui aurais pas accordé mon patronage, si je n'avais distingué en lui les qualités les plus solides... M. Magis est un jeune homme sérieux... tout à fait sérieux!
HORACE, à part.
Encore? Ah çàl ils sont donc tous sérieux?
Vous savez, monsieur Désambois, que j'ai toute conâance en vous!
HORACE
Peut-on, sans indiscrétion, demander quelle est la profession de mon futur cousin?
UÉSAMBOIS.
Mcn Dieu, il n'en a pas positivement... c'est un homme...
HORACE
Sérieux?...
DÉSAMBOIS.
Oui... qui s'occupe de sciences... d'études transcendantes!
HORACE
Ah!
DÉSAMBOIS.
A vingt-neuf ans, M. Magis vient d'être promu à la di-
gnitê de seoi*^taire de la Société de statistique... de Vierzon...
HORACE
Fichtre! c'est un beau grade!
DÉSAMBOIS.
Et j'ai moi-même l'espoir d'être avant peu nommé membre correspondant de ladite...
MADAME DK GUY.
Je ne demande au mari de Lucile que de la rendre heureuse... Sans doute, il m'est cruel de me séparer d'elle; mais, puisque Horace ne retourne pas à l'armée, je ne serai pas tout à fait seule.
DÉSAMBOIS, avec dédain.
Âh 1 je vois que monsieur est militaire.
HORACE
Je l'étais... car j'ai donné ma démission...
DÉSAMBOIS, aimable.
Ah ! monsieur, permettez-moi de vous en féliciter.
HORACE
Et pourquoi donc, monsieur?
DÉSAMBOIS.
Parce que, entre nous, l'état militaire...
Eh bien?...
DÉSAMBOIS.
Certainement, je respecte l'armée... je l'accepte môme...
HORACE
Vous êtes bien bon !
DÉSAMBOIS.
ie l'accepte comme une tradition des époque:* pnmi-