‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 5)Chapitre 321 sur 354 · SCÈNE XL · texte numérisé non relu

SCÈNE XL

MADAME DE GUY, BERNARD, pais DÉSAMBOIS.

MADAME DE GUT, seule.

Eh bien, je ne suis pas plus avancée... Impossible de lui faire comprendre... il parle toujours... mais, après la polka, je reprendrai l'entretien.

Elle remonte, regarde dans le fond et entre dans le salon. DÉSAMBOIS, entrant.

Ça va bien, ça va très-bien I... J'ai confié sous le sceau

du secret, à trois ou quatre dames dont je connais Findiscrétion... le mariage de M. Magis avec ma pupille... Ça fermente; toutàTheure ça va éclater... la tante sera faneuse... elle en appellera au conseil de fanulle. Il me faudrait, pour me présenter devant lui, un bon motif de refus... un motif sérieux, n doit avoir un vice, ce militaire ou tout au moins une faiblesse. Si je pouvais la décou

Vrîr... ce serait un coup de maître. (Apercevant Bernard qui traverse le aalon; û tient on plateaa où se trouvent des rafraîchisse-

menu.) Son domestique I il ne doit pas être bien fin. Essayons! (Haat.) Mon ami, donnez-moi un verre d'eau sucrée, je vous prie.

BERNARD, s*approchant.

Voilà, monsieur.

DÉSAMBOIS.

Y a-t-il longtemps que vous êtes au service du capitaine Tic?

BERNARD

VoOà bientôt dix ans.

DÉSAXBOIS.

Ahl cela fait votre éloge. (Tirant de sa poche un billet dt

banque.) Tenez, prenez ce billet de cent francs, et répondez à mes questions.

BERNARD, à part, prenant le billet.

Tiens, méfions-nous I

DÉSAMBOIS.

J*£Ûme beaucoup le capitaine... il est gai, franc .. un peu vif peut-être... un peu querelleur, hein?

BERNARD

Lui? Pour la patience et la douceur, il rendrait des points à un mouton.

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