‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 5)Chapitre 74 sur 354 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

monsieur, je regrette que vous m'ayez privé du plaisir de donner une leçon à ce professeur de grammaire)

ARMAND

Gomment I mais vous ignorez donc que votre adversûre...

PBRRICHON.

Est un ex-commandant au 2* zouaves... Eh bien, après? J'estime Tannée, mais je suis de ceux qui savent la regarder en face.

n passe fièrement devant lui.

JEAN, paraissant et annonçant.

Le commandant Mathieu.

PBRRICHON.

Hein?

ARMAND

Lui?

Ï'ERRICHON.

Vous me disiez qu'U était en prison!

LE COMMANDANT, entrante fy étais, en effet, mais j*en suis sorti. (Apercevant Armand.)

Ahl monsieur Armand, je viens de consigner le montant du billet que je vous dois, plus les frais...

ARMAND

Très-bien, commandant... Je pense que vous ne me gardez pas rancune... vous paraissiez si désireux d'aUer à

Oichy.

LE COMMANDANT

Oui, j'aime Oichy... mais pas les jours où je dois me battre, (a Perrichon.) Je suis désolé, monsieur, de vous avoir fait attendre... Je suis à vos ordres.

JEA.Ny à part.

Ohl ce pauvre bourgeois I

PERRICHON

Je pense, moDsîeur, que vous me rendrez la justice de croire que je suis tout à fait étranger à Tincident qui vient de se produire ?

ARMAND

Tout à fait! car, à Tinstant même, monsieur me mani festait ses regrets de ne pouvoir se rencontrer avec vous.

LE COMMANDANT, à Perrichon.

Je n*ai jamais douté, monsieur, que vous ne fussiez un loyal adversaire.

PERRICHON, avec haatonr.

Je me plais à l'espérer, monsieur.

JEAN, à part.

Il est très-solide, le bourgeois.

LE COMMANDANT

Mes témoins sont à la porte... partons

PERRICHON

Partons I

LE COMMANDANT, tirant aa montio

n est midi.

PERRICHON, ipart

Midi!... déjà !

Nous serons là-bas à deux heures.

PBRRICHOK, à part.

Deux heureef fb seront partis.

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