‹ Théâtre complet de Eugène LabicheChapitre 103 sur 303 · SCÈNE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE CINQUIÈME

Varie.

Pis que cela!...

ERNEST

Je comprends... il le traita comme le dernier des lâches.

(il fait très-légôreraeat la simulacre de cracher.) Ah ! c'est afifrCUXl MARIE.

Et il eut le front d'entrer en criant : «Macaroni... soigné!... »

ERNEST

Vraiment!

MARIE

J'avais envie de prévenir notre voisin, lorsqu'il s'écria . « Enfin ! voilà un plat réussi ! «

ERNEST, riant.

Ah! charmant!

MARIE

C'est horrible! et voilà pourquoi jamais je ne mangerai dans un restaurant!...

ERNEST

Oh! à F<intainebleau, il n'y arien à craindre, les garçons

sont sans malice... (Apercevant une boîte d'allumettes sur la cheminée.) Tiens!... un briquet!... je vais allumer le feu. (il

frotte une allumette qu-i ne prend pas.) En VOyagC, il faut SB servir soi-même. (ll en frotte une seconde, môme jeu.) CommS

dit le proverbe : « Aide-toi, (Même jeu.) le ciel t'aidera. » (s'impatientant.) Ah! c'cst insupportable! (Appelant.) Garçonl garçon 1...

«52 LE PETIT VOYAGB.

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