‹ Théâtre complet de Eugène LabicheChapitre 120 sur 303 · SCENE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIÈRE

POMADOUR

C'est égal... il ne faut pas se décourager... Retenez bien ceci: plus un peuple a de lumières, plus il est éclairé.

PIGET.

C'est comme les salles de bal.

Et plus il est éclairé...

COURTIN

Plus il a de lumières.

POMADOUR

Voilà!... C'est à Piget à jouer.

PIGET, à part.

Est-il rasant avec son tonneau!

Il va jouer au fond POMADOUR, à Courtin.

Mais où est donc passé ton ami?

COURTIN

Adolphe?... Il est remonté dans sa chambre.

PIGET, à part.

Lui, pas bêtel

COURTIN

11 était un peu fatigué... la chaleur, le soleil... Dis donc, tu ne m'en veux pas de te l'avoir amené?

POMADOUR.

Du tout; il est charmant, ce garçon, il m'a plu tout de suite.

COURTIN

Je l'ai rencontré au chemin de fer, je lui ai dit : « Où vas-tu comme ça? » Il m'a répondu : « Je n'en sais rien.

— Eh bien, viens avec nous chez Pomadour. — Mais je ne le connais pas. — Qu'est-ce que ça fait?... C'est dimanche, je te présenterai... » Et il est venu.

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