‹ Théâtre complet de Eugène LabicheChapitre 131 sur 303 · SCÈNE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE SEPTIÈME

COURTIN

Je l'ai présenté... je ne le présenterai plus, voilà toutl... D'ailleurs je n'ai pas le droit de croiser le fer pour ta femme, ça ferait des cancans.

riGET.

Oh! oui! on dirait : « Tiens! tiens! tiens I s

POMADOUR.

lUais alors, sacrebleu! qu'est-ce qu'il faut faire?... Déoidons-nous. Ce monsieur est là, dans l'orangerie.

COURTIN

Oui... il ne faut pas avoir l'air d'hésiter.

POMADOUR.

Mais j'y pense ! toi, Piget, tu as été trompé maintes fois par ta femme.

PIGET.

Mais tais-toi donc! il n'est pas nécessaire de erier çal

POMADOUR.

Bah ! tout le monde le sait.

PIGET.

5I;iis ton jardinier ne le sait pas.

POMADOUR.

Voyons! qu'est-ce que tu as fait?... Bien que la position ne soit pas la môme... la tienne est infiniment plus complète.

PIGET.

Moi, je me suis battu... à l'épée... Tous mes amis m'oni dit : « 11 faut te battre ! »

POMADOUR,

Sapristi! c'est bien grave 1

COUUTIN.

Mais il n'y a aucun danger... ton adversaire ne se défendra pas.

POilÀDOUR.

Comment?

COURT IX

Il ne le peut pas... on ne se défend jaméiis contre un mari.

PIGET.

Ça serait indécent!

COURTIN

On découvre sa poitrine.

POMADOUR.

Comme ça, un mari peut s'amuser à... (n fait mine (îe bourrer des coups d'épée.) Vous en ètcs bien SUIS, au moius?

COURTIN

Parfaitement.

POMADOUR.

Alors le tien ne s'est pas défendu?

PIGET.

Non!... Il a été très-gentil!

POMADOUR.

Ceci me décide! Mon Dieu! je ne veux pas le tuer, cet homme... je veux simplement lui donner une leçon.., faites-le venir !

COURTIN, à U porte de l'oraugerit-

HAl monsieur! monsieur!

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