‹ Théâtre complet de Eugène LabicheChapitre 134 sur 303 · SCENE NEUVIEME · texte numérisé non relu

SCENE NEUVIEME

ADOLPHE

Je A'ous trouve superbe! Est-ce que vous croyez que j'ai envie de me faire embrocher pour un baiser?

PIGET.

Mais, monsieur, l'usage...

ADOLPHE

Je ne connais pas cet usage-là.

PIGET.

Alors la délicatesse... la délicatesse la plus élémentaire...

ADOLPHE

Oh! fichez-moi la paix, vous commencez à m'échauHer les oreilles.

PIGET.

Mais, monsieur...

ADOLPHE, remontant.

Si vous croyez que je m'amuse ici! avec une soif da vingt-neuf degrés.

PIGET.

Il suffit, monsieur, il suffit... (a part, s'éloignant d'Adolphe.)

Ça, un amant!... ça fait pitié!...

POMADOUB, qui est redescendu, bas, à Piget,

Eh bien?

PIGET, bas.

Eh hifen, il veut se défendre; c'est un lâche!

POMADOUR, bas.

Ah! mais, jeu* jntendspasçai... ce n'était pas convenu 1 ça change tout! (Haut, à Adolphe.) Pardon, monsieur, voulezvous avoir la bonté d'entrer un moment dans l'orangerie?... j'ai quelques instructions dernières à donner à mes témoins.

ADOLPHE

Je suis à votre disposition, monsieur... (a part.) Il m'ennuie avec son orangerie !...

Il entre à gauche.

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