‹ Théâtre complet de Eugène LabicheChapitre 138 sur 303 · SCÈNE ONZIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE ONZIÈME

POMADOUR.

Oh! si légèrement!...

MADAME POMADOUK.

Mais non!... Tu ne soufflas pas mot... Alors une pensés me traversa l'esprit... Est-ce qu'il aurait peur?

COURTIN

Oh:

POMADOUR.

Mille canons!

MADAME POMADOUR.

Oh! pardonne-moi... j'étais folle, injuste... et la preuve, c'est que tu vas exposer ta vie pour moi.

Oui... c'est-à-dire... (a part.) Elle avait bien besoin de venir.

PIGET, à part.

C'était arrangé.

MADAME POMADOUR.

Oh! mais, sois tranquille... je serai forte aussi... je sais qu'il est des injures qu'un homme de cœur ne peut supporter.

POMADOUR.

Parce que nous sommes au mois d'août... nous serions au mois de janvier...

MADAME POMADOUR.

Tiens, Edmond... je suis fîère de toi... (Elle lui saute au cou et l'erairasse. } iMainteuant, va te battre !

Elle prend les deux épées des maias de Courtin et les donne i ion mari.

POMADOUH.

Tout de suite... (a part.) Ne me parlez pas des feox^^^ dans les affaires d'honneur... ça vous énerve.

MADAME POMADOUR.

OÙ est ton adversaire?

POlIADOUa.

Dans l'orangerie.

MADAME POMADOUa.

Appelez-le.

POMADOUR.

Un instant, que diable! (a part.) Est-elle pressée!... (Haut.) Avant de commencer la lutte, j'ai besoin de causer quelques instants avec mes témoins... Toi, rentre, ma chère amie, ta place n'est pas ici... nous allons arranger l'affaire... ça s'arrangera... Venez, messieurs!

Il disparait dans le jardin, suivi de Courtin et de Piget.

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