‹ Théâtre complet de Eugène LabicheChapitre 14 sur 303 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

Les ItfÊMES, JEAN.

JEAN, paraissant à droite en costume d'oncle avec une déooration da fantaisie.

Me voilai

SUZANNE, jouant la terreur, retirant vivement son bras

Ciel! mon oncle!

EUSÈBE, à part.

Nous sommes perdus!

Il saute sur la bouteille et la secoue bêtement pour se donner une contenance.

SUZANNE, à part, indiquant Jaan.

Je vais voir comment il fonctionne. (Bas, à Jean.) Congé-

(liez ce jeune gandin qui vient de me manquer de respect I

Elle passe.

JEAN, bas.

Vous allez voir! (il fronce le sourcil ot s'approche d'Eusêbe.)

îeune homme!

EUSÈBE, très-intimidé, lo saluant.

Monsieur le comte... vous vojez... j'apporte le lait des Sultanes... je suis employé h la pharmacie Bigouret... et j'essayais... une friction.

JEAN, allant ouvrir la porte, avec majesté.

Et plus vite que ça!

EUSÈBE, intimidé.

Oui, monsieur le comte... (a part, en remontant.) Il va la

tuer!

Jean descend à gauche.

SUZANNE, à Eusèbe.

Ah! un instant! vous oubliez de me rendre la recette que j'ai confiée à M. Bigouret.

JEAN, d'une vois, terrible.

On demande la recette!

EUSÈBE

Voilà, monsieur le comte! voilà! (a part, se fouillant.) E' mes vers que j'ai substitués... devant ce tigre!... (Hau*,

ayant l'air de chercher.) C'est que... je ne trOUVC pluS...

Et plus vite que ça!

EUSÈBE, la lui remettant.

La voilà. . . la voilà !

JEAN, lui montrant la porte avec dignitC^

Et maintenant qu'on se pousse de l'air!

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