‹ Théâtre complet de Eugène LabicheChapitre 183 sur 303 · SCENE DlX-SEPTIÉME · texte numérisé non relu

SCENE DlX-SEPTIÉME

AMÉLIE

Silenoe da/^s les rangs! et lisez.

Elle lui présente un papier.

CRAVACHON.

Que vois-je?... « Ordre de mettre en liberté le capitaine Dolim, reconnu innocent. » Le capitaine I

DERVIÉRES.

C'est encore un nouveau prétexte... Finissons!

AMÉLIE

Je ne me bats jamais sans son consentement.

CRAVACHON.

Et pourquoi ça?

AMÉLIE

Parce que?...

CRAVACHON et DERVIÉRES.

Parce que...

A.,IÉLIE.

Parce que... c'est mon mari.

DERVIÉRES.

Son mari!

CRAVACHON.

Comment! vous seriez...?

OLYMPE

Madame Amélie Doffm, une de mes bonnes amies. Tu n'aurais pas deviné celui-là, toi qui as vu le monde!

AMÉLIE

Et mangé du cheval !

CRAVACHON.

Ab! vieux quinze-vingts... Si je m'appelais Napoléon, je donnerais des lunettes à la garde impériale.

Î70 LE MAJOR CRAVACHON.

DERVIÈRES, à Amélie.

Ah! madame, que d'excuses!

CRAYACHON.

Oui! je comprends... vous vouliez voir votre mari â toute force, et... (a oiympe.) Elle est très-espiègle, ton amie, très-espiègle. (Prenant Dervières, à part.) Ah çà! ditesmoi donc, mon cher... il y a une chose qui m'intrigue depuis longtemps... Quel diable de coup m'avez-vous donc porté?

Oh! mon Dieu! un coup bien simple... un coup de seconde.

CRAVACHON.

Ah ! que c'est bête ! j'aurais dû parer cercle. (Avec solennité, haut.) Ma fille, voici l'époux que je vous ai choisi.

OLYMPE, à part.

Ah! enfin!

CRAVACHON.

Et j'espère, cette fois, avoir eu la main heureuse.

ANTONIN, à Dervières.

Pour vous achever l'histoire de mon oncle... vous savez bien qu'il avait perdu l'ouïe...

DERVIÈRES, avec complaisance.

Eh bien?

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