‹ Théâtre complet de Eugène LabicheChapitre 192 sur 303 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

LEGRAINARD, puis MADAME DE PONTMÊLÊ

LEGRAINARD, seul.

Elle n'a pas de chance, ma femme!... pour la première fois qu'elle a raison, ça lui coûte quarante-six francs vingtcinq... Oublions cet incident... un peu salé, et occuponsnous des affaires sérieuses. (U va à la table de gauche et il tir» YII. lô.

des fleurs d'un carton.) Voici une coiffure de mon invention que je lance demain matin... c'est une mauve pour les veuves: c'est honnête, c'est décent et ça ne décourage pas; cela fera fureur cet hiver dans les salons de veuves sérieuses

MADAME DE PONTMÊLÉ, entrant

Ai! M. Legrainard.

LEGRAINARD.

Madame de Pontmèlé... (a part.) Une de mes clientes les plus considérables... et veuve!... (Haut.) Qu'y a-t-il pour votre service, madame?

MADAME DE PONTMELE.

Mon Dieu, je voudrais une petite coifTure.

Pour bal?...

MADAME DE PONTMÊLÉ.

Non.

iEGRAINARD.

Pour diner?...

MADAME DE PONTMÊLÉ.

Non.

LEGRAINARD.

Pour matinée?...

MADAME DE PONTMÊLÉ,

Non'... en vérité, je ne sais comment appeler cela, nous nous réunissons aujourd'hui, sur les trois heures... quelques dames et plusieurs hommes de lettres, pom, nous lire des vers...

LEGRAINARD.

Très-bien!,,. Je vois ce que c'est... c'est une après-

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