‹ Théâtre complet de Eugène LabicheChapitre 229 sur 303 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

GAUDIBAND, POTEU, puis MADAME GATINAIS et JULIE.

GAUDIBAND.

Elle est bête, mais elle a un coude charmant !

Entrée de madame Gatinais et de Julie. Elles portent de grand» cartons à la main.

MADAME GATINAIS

Mais viens donc, Julie !

JULIE, entrant.

Me voici, maman!

GAUDIBAND, à part.

Madame Gatinais et sa fiUe. (Saluant.) Mesdames, voulezvous me permettre?... A la campagne, on s'embrasse!

MADAME GATINAIS

Volontiers !

GAUDIBAND, l'embrassant et à part.

C'est du velours! (a Julie.) Mademoiselle... (i) reraiiras»». h. part.) C'est du satin!

POT EU, à part.

Est-il maraudeur, le bourgeois l

GAUDIBAND.

Mais où est donc Gatinais?

MADAME GATINAIS

Mon mari est resté à la gare, il attend nos bagage» qu'on ne trouve pas.

JULIE

Papa est très en colère.

GAUDIBAND.

On les retrouvera... rien ne se perd dans les chemins de fer.

MADAME G.\TI.\ ilS.

Il fait un vent dehors!... Nous tous demanderons ia permission de réparer un peu le désordre de nos coiffures.

Comment donc?... mais toute ma maison est à vous... Poteu, conduis ces dames dans la chambre orange.

Ils sortent par la gauche, deuxième plao.

Page 1