ACTE PREMIER. 35i
GAUDIBAND, à part.
Edgard ! lui ! dans un pareil moment
EDGARD
Blan^afort doit avoir reçu sa sommation.
GAUDIBAND.
Edgard I
EDGARD
Parrain?
GAUDIBAND.
Embrasse-moi, veux-tu?
EDGARD
Avec plaisir, (a part.) Qu'est-ce qu'il a?
Ils s'embrassenS.
GAUDIBAND.
Mon ami, j'ai beaucoup connu ton père.
EDGARD
Ah!
GAUDIBAND.
Un brave!... il ne désirait pas la mort, mais il savait la regarder en face. Je lui ai promis de veiller sur toi, do subvenir à tes besoins.
EDGARD
Vous m'avez placé chez un avoué pour apprendre la procédure... ce pain de l'esprit.
Oui... et, comme on ne sait pas ce qui peut arriver, jQ Éésire assurer ton avenir.
EDGARU
Comment
3o2 UN PIED DANS LE CRIME.
GAUDIBAND.
En te constituant une rente via^^ère de cinq miilc francs.
Ah ! mon parrain !
GAUDIBAND.
Si!... je le veux... je l'ai promis à ton père...
EDGARD
Alors c'est une donation entre vifs.
GAUDIBAND.
Oui... entre vifs... (a part.) jusqu'à présent!
EDGARD
Vous savez qu'elle est irrévocable ?
GAUDIBAND.
Tant mieux!... ça m'arrange... Je vais de ce pas chez le notaire, faire rédiger l'acte, et tu viendras le signer tout à l'heure... c'est très-pressè I
MADAME GATlNAlS, eutiaut avec Julie par la porle de gaucb«, deuxième plan.
Comment, vous partez, monsieur Gaudiband
Il le faut... une affaire...
MADAME GATINAI8.
Ahl mon Dieu! déjà?
GAUBIBAND.
Non. Ce n'est pas celle-là. Je vais chez mon notaire ; mais d'abord laissez-moi vous présenter Edgard, mon filleul.
EDGAKD, saluant.
Mesdames... (a part.) Laquelle des deux est la fille ?