‹ Théâtre complet de Eugène LabicheChapitre 248 sur 303 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

GAUDIBAND.

Pourquoi?

EDGARD

Une chance inespérée I Je suis au comble de mes vœuz.

GATINAIS

Vous êtes nommé aussi ?

EDGARD

Un crime vient d'être commis... une tentative de meurtre... J'étais près de là par bonheur... j'ai commencé une enquête... officieuse.

En amateur.

EDGARD

Vous comprenez, si je réussis à découvrir le coupable, ma position est faite.

GAUDIBAND.

Mais qu'est-ce que c'est ?

EDGARD

Un père de famille, un tailleur, vient de recevoir ur coup de fusil sur un mur.

GATINAIS, à part.

Ah ! diable !

TOUS

Un coup de fusil?

GATINAIS

Chargé à sej, sana doute?

vu. 21

EDGAUD.

A sel !... je ne m'en occuperais pas... à balle, car on a constaté la présence d'un corps rond et dur.

GATINAIS, à part.

La noisette I

EDGARD, avec importance.

C'est une très-grosse affaire.

GATINAIS, inquiet.

Mais on ne soupçonne personne?

EDGARD

Personne... jusqu'à présent.

GATINAIS, respirant.

Ahi

EDGARD

Mais soyez tranquille... je suis làl... et, quand je devrais me priver de boire et de mans^er pendant un mois.

Il remonte et va à la table de gauche. GATINAIS, à part.

Il est ennuyeux, ce petit.

GAUDIBAND, à Gatinais.

Je te parie vingt francs qu'il le trouve.

GATINAIS

Je les tiens !... (a part.) Ça m'est égal, personne ne m'a vu.

POTEU, annonçant au fond.

Le bain de pieds de monsieur est servi I

GATINAIS

A table! non I j'ai cru que c'était le dineri

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