ACTE TROISIÈME. 4i
allez siéger... Dites donc, je vous ai ménagé une surprise.
GAXINAIS.
A moi?
LE GARÇON, à Edgard.
Qu'est-ce que monsieur désire?
EDGARD
Rien... tout à l'heure...
LE GARÇON, à part, s'éloignant à droite.
Ah ben! en voilà des pratiques!
EDGARD, à Gatinais.
A force de démarches, j'ai réussi à faire colloquer à votre session l'affaire Blancafort.
GATINAIS
Comment! c'est moi qui vais le juger?... Ah bien elle est forte, celle là!
EDGARD
On dirait que ça ne vous fait pas plaisir?
GATINAIS
A moi? au contraire! (a part.) De cette façon, s'il ne s'échappe pas... je le ferai acquitter... et, s'U s'échappe... je le ferai encore acquitter... par contumace !... (Montrant Edgard.) 11 a eu une excellente idée, le petit. (Haut.) Vous déjeunez avec moi?
EDGARD
Volontiers... Et ces dames?
GATINAIS
Ellev. doivent venir me prendre ici... pour que je les fasse placer.
41ft UN PIED DANS LE CRIME.
LUCETTE, entrant par la porte du fond et s'adressant j.a garçon.
Dites donc, jeune homme, voulez-vous me montrer mon avocat?
LE GAPÇON.
Comment s'appelle-t-il ?
LUCETTE, tirant un papier de sa poche.
AttendezI... « (Lisant.) Maître Bavay... «
LE GARÇON
Il a déjeuné ici... mais il est parti... Vous le trouverez dans la salle des Pas-Perdus...
Il sort par la droite. G.iTINAIS, la reconnaissant.
Mais je ne me trompe pas... c'est la petite Lucette.
LUCETTE, redescendant la scène.
Ah! je vous reconnais... c'est à vous que j'ai donné des œufs...
GATINAIS
Chut ! ne parlez pas de ça! (Haut.) Vous veaez pour l'affaire Budor, qui doit se juger aujourd'liui ?
LUCETTE
Non, c'est arrangé... papa a retiré sa plainte...
GATINAIS, contrarié.
Comment! nous n'aurons pas l'affaire Budor? Ahl c'est désagréable... je comptais m'en régaler...
EDGAR D, se levant.
On est d'une indulgence...
LUCETTE
Si personne ne se plaint... si tout le monde est content-.