SCÈNE IX
GATINAIS, GEINDARD, puis POTEU.
GEINDARD, entrant par la droite.
Onze moins un quart... l'audience va commencer...
GATINAIS, courant à lui.
Ah! Geindardl... Deux mots!... Blancatort est innocent!
GEINDARD.
Allons donc!
Je connais le coupable... celui qui a tiré le coup de fusil... Tu ne voudrais pas faire condamner un innocent?
GEINDARD.
Ah! j'en suis bien fâché... mais l'instruction est faite,.. Il faudrait tout recommencer... et, moi, j'en ai assez.. (a part.) Je désire m'asseoir.
GATINAIS
Itfais puisque je te dis que je le connais... c'est moi... la!... c'est moi!...
GEINDARD.
Je vois la chose... On dit qu'il vous a sauvé la ,yie, et vous vous sacrifiez à votre tour.
GATINAIS
Comment! tu ne me crois pas?
GEINDARD.
Pas du tout.
y32 UN PIED DANS LE CRIME.
GATINAIS
Mais quand je te jure... (Apercevant Poteu qui entre du fond.)
Ah I j'ai un témoin!... Poteu! avance!
Il le prend par les épaule».
POTEU, s'avançant.
Monsieur?
GATINAIS
Jure-moi de dire la vérité... toute la vérité!... Qui est-oe qui a tiré le coup de fusil?
POTEU.
C'est Blancafort !
GEI.XDARD.
Ah ! vous voyez bien !
GATINAIS, à Potau.
Mais tu m'as vu... au bout du jardin...
POTEU.
Moi?... jamais!
GATINAIS, indigné
Ohl
POTEU, à part.
Merci... S'il était condamné, je perdrais ma place!...
Geindard l'entraîne dehor».
GEINDARD.
Filons I L'audience va commencer I
Poteu et Geindard sortent par le fond.