‹ Théâtre complet de Eugène LabicheChapitre 31 sur 303 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

MADAME GREDANE, BATHILDE, BIGOURET.

MADAME GREDANE, à Bigouret.

Eh bien, vous avez fait un joli coup ! nous voilà bien/

BIGOURET.

Puisque c'est une erreur !... Vraiment il p;*end la mouche!...

MADAME GREDANE.

Ah! je vous avais bien dit qu'il était susceptible.

BIGOURET.

Je ne le croyais pas tant que ça !

MADAME GREDANE.

Ah bien 1 il a emporté le parapluie...

BIGOURET.

ïiatre/ chez moi!

44 LES TRENTE MILLIONS DE GLA.DUTOÏL

BATUILDE.

Ohl non! papa l'a défendu !

HADAUE GREDANE.

Il me ferait une scène...

BIGOURET.

Mais vous ne pouvez rester à la pluie, entrons dans c» café... Je serais si heureux de pouvoir vous offrir un sorbet 1

BATQILDE.

Par exemple !

SIADAME GREDANE.

Un sorbet... c'est une idée, mais en l'absence de mon mari...

BATHILDE, bas.

Bien, m.aman!

MADAME GREDANE

Comme c'est lui qui a le porte-monnaie...

BIGOURET.

Mais j'ai le mien I... (Avec galanterie.) Et le mien, c'est le vôtre I

MADAME GREDANE, à part.

Très-distingué, ce garçon-là! (Haut.) Allons.

BATHILDE

Tu n'y penses pas, maman ! accepter un sorbet de la main qui a frappé mon pèrel

MADAME GREDANE.

Elle a raison! c'est la situation de Chimène! d'un autre côté, la pluie redouble... j'ai soif... et j'ai mon chapeau neuf... Allons, ma fille!

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