ACTE DEUXIÈME. S
SUSÈBE, enjambant la parapeî.
Bonsoir, la compagnie!
CREDANE, laissant tomber le parapluie et l'arrêtant par le pw» à*
sa redingote.
Malheureux! que faites-vous?
EUSÈBE
Lâchez-moi !
GREDANE.
Non.
EUSÈBE
Si!
G R E D A N E , le ramenant
Je ne vous quitte pas!... un homme qui m'a donné so« parapluie et son paletot!
EUSÈBE
Vous n'êtes pas mon ami!
GREDANE.
Mais au contraire!... Voyons!... pourquoi voulez- vous vous tuer? On ne se tue pas sans avoir une raison I
EUSÈBE
Ah! mon ami 5
TI l'embrasse et pleure, GRENADE.
Eh bien, oui... la-., soulagez-vous! (a part.) Ça va lui [aire du bien!...
EUSÈBE
Vous saurez tout... J'aime la comtesse... le commandeur à rapporté mes vers.
UUEUÀNE
Oui!
5i LES TRENTE MILLIONS DE GLADUTOR.
EOSÈBE.
Le patron m'a appelé ennemi de la sociétél... alors j'oi été rue des Prouvaires...
GREDAIVE.
Oui.
EUSÈBE
Et tra la la la!... j'ai bu du vin de Tokaïl
GREDANE, à part.
Ahl... il est gris!
EUSÈBE
Vous Toyez bien qu'il faut que je meure !... Adieu!...
Il veut remonter, Gredane le retient.
GREDÂXE.
Non!... vous n'irez pas!... d'ailleurs, on ne se noie pas la nuit! personne ne vous voit.
EUSÈBE, passant.
Tiens, c'est vrai... les journaux n'en parlent pas... Et puis se noyer un vendredi, cela me porterait malheur!
GREDANE.
Quand Socrate abu la ciguë... c'était dans le jour; aussi ;il a laissé un nom dans l'histoire...
EUSÈBE
Au fait... Eh bien!... remettons la chose à demain matin!...
GREDANE.
C'est ça... à la fraîche, (a part.) D'ici là, il sera dégrisé 1
Il va chercher le parapluie EUSÈBE.
Ah! mais non!,, cane se peut pas... je n'ai pas de domicile.