‹ Théâtre complet de Eugène LabicheChapitre 4 sur 303 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

JEAN, puis SUZANNE DE LA BONDRÉE.

JEAN, seul.

Pauvre garçon!... Sapristi! il n'a pas fermé sa porte.

Il éteraue et se mouche bruyamment à plusieurs reprises. — Suzanne entre par la gauche, elle est en déshabillé du matin, très-élégant

SUZANNE

Comû.3nt! Jean, c'est vous qui faites tout ce tapage î

JEAN

Madame, c'est la porte...

SUZANNE

Vous m'avez réveillée... Je croyais entendre les trompes du mardi gras... Que diable! on ne se mouche pas de cette façon-là!

JEAN, aimable.

Vous savez... chacun a sa manière.

SUZANNE, descendant.

Eh bien, quand on a cette manière-là, on se mouche dans la cour.

JEAN

Mais., s'il pleut, madame?

SUZANNE

On prend un parapluie!

JEAN

C'est bien... on s'y conformera... {\ part.) Je ne crois pas que j'éternue longtemps dans cette maison-là.

SUZANNE

Veuillez prier mon oncle, le commandeur, de m'accorder un moment d'entretien.

Ah! monsieur votre oncle est?...

SUZANNE

Commandeur... mais oui.

JEAN, à part.

Je m'étais trompé... ce n'est pas un© cocotte... c'est une femme du grand monde.

Il sort par la droite.

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