GOBAIS
Mais à quoi te sert ta femme?... elle est placée à Paris, et toi, tu es à Fontainebleau.
AUGUSTE
Je prends le train tous les samedis soir... Mais, dans ce moment, la pauvre enfant est sans place... et si monsieur avait besoin de quelqu'un...
GODAIS.
Ici, chez moi?
AUGUSTE
Ça m'épargnerait des déplacements...
GODAIS. ^
Merci... je n'ai besoin de personne, (a part.) Une gaib larde pareille... il passe trop de cavalerie à Fontainebleau.
AUGUSTE, montrant la pendule.
Monsieur... minuit et demi... Quand je vous dbaisque c^était un poisson d'avril I
GODAIS.
Non, je ne puis croire à une pareille gaminerie.
AUGUSTE
Alors je vais allumer le feu.
GODAIS.
Un instant!... s'ils ne viennent pas... Ils de\Taieut être ici depuis un quart d'heure... Attendons encore cinq minutes.
Il s'assied.
AUGUSTE, s'asseyant aussi.
Attendons!... (un temps.) Monsieur, il me vient une idée pour le turbot.
GODAIS.
Laquelle?
AUGUSTE
L'employé de l'octroi est très-enrhumé du cerveau... si vous lui en faisiez hommage?
GODAIS.
Par exemple!... un turbot de douze francs. (Se levact et regardant la pendule.) Minuit trentc-cinq. .. ils ne viendront pas ! Tu peux aller te coucher.
AUGUSTE
Si j'ai un regret... c'est de m'être relevé... ( Sortant.) Poosoir , monsieur.
GODAIS.
BoDJioirt