SCÈNE m
AGNÈS
Seul ! contre mille !
— Ainsi, c'était trop peu que de le détrôner; Il ne me manquait plus que de l'assassiner !
— Que fais-je ici, pendant qu'on le<ue à ma place! Ce n'est pas lui, c'est moi que veut la populace. C'est à moi de mourir. Si je meurs, il vivra.
— Allons I
Elle fait quelques pas et s'arrête.
184 AGNÈS DE MÉRANIË.
Mais contre tous il me protégera.
Mon aspect odieux redoublera leur rage , Et je n'aurai servi qu'à hâter le carnage.
— Le moment est passé. Je n'ai pas su mourir. Quand on me poursuivait, pourquoi ne pas m'offrir? Ah ! lâche que je suis ! — mais c'était si terrible 1 Être ainsi déchirée ! oh ! quelle mort horrible ! — Que je meure , mon Dieu ! mais sauvez-le d'abord !
— On vient. Si c'était lui !