‹ Théatre complet de F. Ponsard (volume 2)Chapitre 190 sur 251 · ACTE IV. %m · texte numérisé non relu

ACTE IV. %m

« guerre civile et à la crainte de la famine. Les capita- « listes , les agioteurs , les monopoleurs , les marchanda « de luxe , les robins , les ex-nobles redoublent de zèle « pour désoler le peuple par la hausse exorbitante du (( prix des denrées de première nécessité.

DEUXIÈME CITOYEN

Oh ! les gueux !

l'orateur, lisant.

« Dans rimpossibilité de changer leurs cœurs , je ne a vois que la destruction totale de cette engeance mau- « dite , qui puisse rendre la tranquillité à l'État. »

PREMIER CITOYEN

C'est bien sûr.

DEUXIÈME CITOYEN

C'est la bonne manière.

QUATRIÈME CITOYEN

C'est 0^. Détruisons la race tout entière!

charlotte fait un geste d'indtgnat&on et oe dirige tI veinent v«rs la bopUqiia du coutelier. — Arriyée à la porte, elle hésite quelque temps ayant d*entrer.

l'orateur, montrant le journal.

Écoutez I

PLUSIEURS CITOYENS

Écou^ns!

DEUXIÈME PITpYEN.

Marat est uQtre ami.

tOO CHARLOTTE CORDAY.

QUATRIÈME CITOYEN

Un gaillard , celui-là, qui n*est pas endormi 1

l'orateur.

Un vrai républicain ! — il ne fait pas de phrase , Celui-là ; mais il tranche un complot par la base.

LES CITOYENS

Vive Marat !

Charlotte entre chex le coutelier.

l'orateur.

Notez le passage suivant.

Il lit.

« Jamais nous n'avons joui de quelque repos qu'à la « suite des expéditions populaires. Alors ils étaient tran- « quilles ; ils jouaient même les patriotes.

Rires.

<c Le rôle que la crainte des vengeances momentanées a leur a fait jouer quelques jours, la crainte constante des « supplices le leur ferait jouer jusqu'à leur mort. »

deuxième citoyen.

Comme c'est raisonné !

l'orateur, liMnt.

« Quand donc comprendrons-nous que la liberté ne « peut être établie que par la violence? »

PREMIER citoyen.

C'est compris. — En avant !

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