‹ Théatre complet de F. Ponsard (volume 2)Chapitre 219 sur 251 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

CHARLOTTE, MARAT, an bain, cache par des rldeaax

CHARLOTTE, à part.

Ah l c*est rinstant suprême.

Déjàl

Elle regarde k trarers le rideau.

Si je pouvais le voir I

Elle se Tfjette en arri&re.

Il est hideux !

Elle TE en chancelant 8*appn7er contre le n>ur. MARAT.

Tu viens de Caen? — Eh bien ! que faisaient les vingt-deux?

CHARLOTTE, toujours appuyée contre le mur.

Hier, leurs bataillons sont sortis de la ville. Ils marchent sur Paris.

342 CHARLOTTE GORDAY.

M ARAT.

Combien d'hommes?

CHARLOTTE

Dix mille.

MARAT

Qu'ils viennent I ils seront accueillis comme il faut.

— Quelle riche moisson , mordieu ! pour l'échafaud !

CHARLOTTE, k part, mettant la main sur sa poitrine, à Teodroit où est caché le couteau.

A moi, Dieu de Judith !

MARAT

Attends , je vais écrire.

— Nomme les principaux.

CHARLOTTE, à part.

Tout mon courage expire.

MARAT

Combien de députés?

CHARLOTTE

Dix-huit.

MARAT

Nomme-les tous.

CHARLOTTE

Buzot, Guadet, Louvet, Pétion... Barbaroux.

En nommant Barbaroux, elle porte la main à son couteau.

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