‹ Théatre complet de F. Ponsard (volume 2)Chapitre 237 sur 251 · SCÈNE IL LES MÊMES, HORACE · texte numérisé non relu

SCÈNE IL LES MÊMES, HORACE

Lydie , assise, arrange sa couronne, et remet ses bagues. Elle feint de ne pas voir Horace, qui s'approche doucement et lui dépose un baiser sur le cou.

LYDIE, feignant la surprise.

Ah ! — Quoi ! c'est vous , Horace !

HORACE

Horace , votre esclave , Plus heureux d'être ici que d'être chez Octave.

Beroë 86 retire dans le cabinet de toilette, dont la porte reste entr'ourerte.

LYDIE

C'est d'un bon amoureux , mais d'un froid courtisan. Parleriez-vous ainsi , César étant présent?

Horace lui prend la main, et lui entoure la taille d'un bras.

Laissez. Vous dérangez ma tunique.

HORACE

Rebelle !

Pourquoi donc aujourd'hui si farouche — et si belle?

— Pour qui cette parure? Est-ce pour moi?

LYDIE

Pour VOUS? Pas tout à fait. Le ciel est pur, l'air est très-doux ; Tous les beaux sont déjà sur la voie Appienne ; J'allais montrer un peu ma robe assyrienne.

— Que vous eu semble?

HORACE

Mais il me semblait à moi Que vous m'aviez donné rendez-vous.

LYDIE , ayant Talr de se souvenir.

Oui , ma foi.

— Eh bien 1 aimez-vous mieux , alors , que je demeure?

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