SCENE u. sa
Regardant Horace.
— Ah ! il a tressailli !
Détache ma couronne.
Elle ôte sa rouronne de lierre , et la remet à Horace comme si c'était
à Calais.
Déroule ces chevevix que Tivoire emprisonne.
Baigne tes doigts brûlants dans leurs flots divisés.
HORACE , caressant les cheveux de Lydie.
Les beaux cheveux I
LYDIE
Ma main se livre à tes baisers.
HORACE, baUant la main de Lydie.
La belle main !
LYDIE , comme se réTeillant.
Ph bien ! que faites-vous ?
HORACE
Je rêve.
LYDIE
Ah 1 vous interrompez mon songe !
HORACE, loi baisant encore la main.
Je Tachève.
LYDIE
Hélas ! je vous prenais pour Calais.
HORACE
Merci.
LYDIE
J*ai cru que vous étiez déjà bien loin d'ici.
H O R A C B f montnuit les mains de Lydie.
Le moyen de partir, retenu par ces chaînes ?
LYDIE
Près des mains de Cholé les miennes sont vilaines.
HORACE} prenant la main de Lydie.
Non pas. Ces jolis doigts sont plus blancs que les siens, Et plus mignons. — Elle a des doigts plébéiens.
LYDIE
Peut-être. — Mais sa taille est superbe.
HORACE, montrant U taille de Lydie.
Ah ! déesse !
Devant ce port divin quelle tournure épaisse !
LYDIE
Un peu lourde ; c'est vrai. — Mais quels cheveux!
HORACE, montrant les chereux de Lydie.
Moins beaux Que ceux-ci.
LYDIE
Cependant ils viennent de Lesbos ; On les lui vend fort cher. •