‹ Theatre complet de F. PonsardChapitre 137 sur 337 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les Mêmes, D.\NT0N.

DANTOX.

A madame Rolaml

Bonjour, messieurs. — Bonjour, Roland. — Ou je m'abuse, Madame, ou ma visite aurait besoin d'excuse; Mais l'intérêt public fait ce rapprochement , El nous (ioil dispenser de tout \ain coniiiliment.

Madame Hi.lan.l -inliifl n yeini- , in •^e di'tiiurne.

Soyez le bienvenu !

ROLAND , froidement.

Quiconque nous apporte Un cœur droit et loyal peut franchir notre porte.

Moment de silence. — Sievès fait sijrne aux Girondins d'accueillir Danton. DANTON.

Eh bien 1 messieurs ! — Je vois ici quelque embarras ; Je le comprends du reste , et ne m'en blesse pas. Notre façon d'agir n'a pas été la même. — Il faut de la vigueur dans le péril extrême.

BA RBAROLX.

De la vigueur, Danton , et non pas des forfaits.

DANTON

Je ne renie aucun des actes que j'ai faits;

Je les ferais encor, s'il était nécessaire ,

Et vous ne trouveriez en moi ([u'un adversaire.

Nous n'en sommes plus h'i. — Le canon de Vahny

A sauvé la patrie , et je viens en ami.

VEIIC. NI AUD.

Valmv, Danton?

Valmy ! ville à jamais fameuse !

Dumonriez est vainqueur sur les bords de la Meuse

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