SCENE ir
CHARLOTTE, se,.io.
L6 soleil disparait dans sa couche embrasée;
L'azur du ciel a pris une teinle rosée ;
Après les feux du jour, qui brûlaient le faucheur,
Voici le crépuscule apportant la fraîcheur.
— Que la soirée est belle , et comme on se sent vivre !
L'herbe coupée exhale un parfum qui m'enivre ;
Ces dernières lueurs , qui flottent au couchant ,
Dorment à la campagne un asp(>ct plus touchant ,
Et mon esprit ému suit le joiu- qui s'achève ,
Par delà l'horizon , dans le pays du rêve...
Oh ! quand donc aurez-vous votre accomplissement ,
Rêves qui m'agitez, rêves de dévoùment!
Dois-je perdre en soupirs cette force de vie
Qui par des actions voudrait être assouvie !
Ne puis-je concentrer dans un noble dessein
Ces stériles désirs qui me gonflent le sein !
Elle s'assied sur le tertre et regarde son livre.
Et toi , mon compagnon, toi, lécrivaiii que j'aime, .lean-.Iaques ! bien souvent (u l'as connu, toi-même, Ce profond sentiment, triste et délicieux, Qui devant rintini met des pleurs dans nos yeux. Tdi siMil . tu ciimprcnnis l.i nature, n uKiii maitn> '