‹ Theatre complet de F. PonsardChapitre 204 sur 337 · ACTE lY · texte numérisé non relu

ACTE lY

Voici l'iieure , où , frappant le pied de la muraille , Le soleil occupait le banc où je travaille. — Ah! ma cour solitaire 1 — Ah ! mes vallons normands, Pleins de lumière , d'ombre et de mugissements ! Vents du couchant , perdus dans ces rares ombrages, M'apportez-vous l'odeur de nos verts pâturages?

Elle regarde reufant qui la tire par sa robe.

J'aurais pu cependant être entourée aussi De jolis anges blonds pareils à celui-ci. Il faut que je renonce à tout ce qu'on envie ; Je vais mourir, avant d'avoir connu la vie !

Elle se rassied, et l'enfant s'appuie de nouveau sur ses g-enoux.

Si quelqu'un doit pourtant la regretter, c'est moi. De beaux jours m'attendaient ; j'étais aimée ! — ô toi ! Nom chéri , que ma lèvre incessamment murmure ! Toi, que j'ai craint d'aimer d'un amour sans mesure! Ah ! tu ne savais pas , quand ton doux plaidoyer Me conviait naguère au bonheur du foyer. Que mon cœur combattait pour toi contre moi-même ! Et que j'allais céder sans un effort suprême !

La jeune femme, assise au fond du thëàtro , so lève et cherche sou enfant des y eux ; elle r aperçoit près de Charlotte, et vient vers celle-ci,

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