‹ Theatre complet de F. PonsardChapitre 217 sur 337 · ACTE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV

L'échafaud jusqu'alors est encor salutaire ; L'homme juste , à regret , s'en fait une arme austère ; C'est aux mains des vertus qu'il remet la terreur ; Il punit sans faiblesse, et punit sans fureur.

DANTON, debout.

J'entends : une façon de tuer, pastorale !

Il imite du geste la chute du couteau.

Un bourreau vertueux , pratiquant la morale !

ROBESPIERRE, allant très- près de Danton.

Il est vrai que septembre y va d'autre façon ,

Et pouf , quant aux bourreaux , nous faire la leçon.

Il revient du côté de Marat.

Ah ! septembre! — C'est bien. — 0 justice dernière ! Il me manquait encor d'indigner Robespierre.

U va prendre son chapeau sur une chaise, à droite, puis remonte vers le fond entre Marat et Robespierre '.

Puisqu'un homme sans haine et sans mauvais orgueil Ne reçoit nulle \)art un généreux accueil , Puisqu'on ne trouve ici, pour raison politique, Que fureur insensée ou chimère emphatiipie , Adieu. — .l'ai pu faillir. Dans le feu des combats Quel est le combattant qui ne s'emporte pas? Mais la postérité dira , pour être juste , Qu'un soiiflle liuiiiiiin smtait de ce poumon robuste ;

' Marat assis à gauche, Robespierre debout à droite, Dantiin debout entre eux , un peu plus haut.

334 CIIAULOÏTE CORDAY

Qu'implacable au suporljo, et clémente au vaincu, Ma colère au combat n'a jamais survécu.

n sort à gauche.

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