‹ Theatre complet de F. PonsardChapitre 254 sur 337 · II 0 H A C E · texte numérisé non relu

II 0 H A C E

Pas encor.

L VDIK.

Si. J'attends l'autre, et je croi Qu'il serait peu décent qu'il vous trouvât chez moi.

HORACE

C'est bien , je me retire.

LYDIE

Oui.

HORACE

Je cède la place.

LYDIE

Bon.

HORACE

Lutter contre lui, ce serait trop d'audace.

LYDIE

Adieu , seigneur.

390 UNE ODE lyiîOUACE.

IIOUACE.

Adieu. — Je ne désire pas Rester ici pour voir Calaïs dans vos bras.

LYDIE

Je conçois.

HORACE

Je ferais une sotte figure.

LYDIE

Mais... oui.

HORACE

Je m'en vais donc. — Adieu, fourbe ! parjure ! Perfide !

LYDIE

Eh ! doucement ! qu'avez-vous à crier ?

HORACE

Coquette !

LYDIE

Quittons-nous sans nous injurier.

HORACE

Faut-il vous savoir gré de me mettre à la porte ?

i.vniE.

Vous avez bien voulu ([u'il en fût de la^^sorte.

HORACE

Moi! le mot est charniant.

Vous vouliez en (inir.

HORACE

C'est vous ; depuis longtemps vous me vouliez bannir.

LYDIE

Est-ce moi , par hasard , qui suis une infidèle?

HORACE

Est-ce moi qui vous cherche une injuste querelle?

LYDIE

Si nous nous séparons, pourquoi le faisons-nous?

HORACE

A qui la faute?

LYDIE

A vous.

HORACE

Non. A vous.

LYDIE

Non. A vous.

HORACE

Tant que tu m'as aimé , quand nul autre plus digne N'entourait (\q ses bras ton cou blanc comme un cvgne, J'ai vécu plus heureux que Xercès , le grand roi.

Tant que tu n'as aimé personne plus que moi , Quand Cliloé n'était pas préférée à Lydie , J'ai vécu plus illustre et plus fière qu'Uie.

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