SCÈNE II
IIOUACE.
Va , tu n'auras plus lieu de te ]il;tinflre.
On verra.
HORACE
Par les Dieux immortels ! Par les astres nocturnes Qui brillent vaguement dans les cieux taciturnes ! Par
LYDIE
Non, ne jure pas. Cela porte malheur.
— Hélas ! de tes serments je connais la valeur, Et pourtant j'ai toujours plaisir à les entendre.
Avec tendresse.
0 trompeur !
HORACE
Terre et mer 1 sois-je réduit en cendre , Si
Entre Eeroc.
BERCÉ, à Lydie.
Calaïs , Madame , est là tout rayonnant. 11 demande s'il peut entrer.
HORACE
L'impertinent !
L V I) I E , h Horace.
Eh bien ! qu'est-ce qu'il faut réiiondre?
HORACE
C'est facile.
A Eeroé.
Va dire ù Calais que c'est un imbécile.
BEROÉ.
Et puis?
HORACE
Qu'il peut aller se faire pendre ailleurs.
BEROÉ , à Lydie.
Voilà ce cju'il faut dire?
LYDIE
En des termes meilleurs.
BEROÉ.
Fort bien.
A Horace.
Seigneur, Chloé vous aUond'M.
LYDIE
La sotte !
A Horace.
Irez-vous ?
HORACE
Nous plaît-il ipie nous soyons votre liùte?
LY DIE
INlais son pauvre souper ro'^lera s^ns '^'uploi.
HORACE
Eh ! non pas; Calais le mangera pour moi.
LYDIK.
.luslement; et la chose on ne peut mieux s'arrange.
A Beroi'.
Pour consolation , propose-lui l'échange.
HORACE, h BcToé.
Et jiour enseignement , dis-lui que désormais Il vienne, en pareil cas, tout de suite ou jamais.
ULYSSE
Heprcsciili'e poui la luemière fois à Paris, sui k Tlicàlic-riyiKais, le 16 juin <SÔ2.
DU MÊME AUTEUIl
Tnr.ATRF. COMPLET, 2*= éditiuii , un vdliunr i-Tanil lu-lS
Sons presxe HoMÈRii, poëme, un volume ^riiiud iu-ls
PARIS. — IMPRIMÉ PAB J. CLAVE ET r.e R DE SAI NT-B£N 0 il , 7
ULYSSE