‹ Theatre complet de F. PonsardChapitre 284 sur 337 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

Musique douce, annonçant la présence d« Minerve.

Jo suis ton peroF

TÉLÉMAQIE.

Dieux! cet œil qui s'illumine!...

ULYSSE

Mon fils!

TÉ LÉ M A QUE

Ce front, brilUuit d'une clarté divine!...

ULYSSE

Que te dirai-je enfin? — Par le grand Jupiter, Je suis ton père !

TÉLÉMAQUE

Il semble un Dieu, tant il est fier.

Musique.

— Je ne sais quelle voi.x mystérieuse et douce

Me dit que c'est mon père, et dans ses bras me pousse.

Si lu ne veu\ pas croire aux serment^ solennels, Vois mes larmes couler; crois aux pleurs paternels !

T É L É M A Q U E , se jetant Oans les bras irLlys-c.

Mon père !

ULYSSE j le tenant embrassé.

Reste là , mon fils, que je te voie ! Ah ! depuis bien longtemps c'est ma première joie.

— Qu'il est beau ! qu'il est grand ! C'est un homme achevé.

38 ULYSSE

Je le trouve plus beau que je ne l'ai rêvé.

— Je ne puis m'arracher à ce baiser si tendre ;

Il le faut cependant; on pourrait nous surprendre.

— Écoute, et souviens-toi : Nous devons nous cacher Même de Pénélope et même du porcher.

— Nous nous verrons demain dans mon palais d'Ithaque; Là nous concerterons notre projet d'attaque;

Si j'y suis outragé, tolère ces aflVouts,

Jusqu'au moment, mon fils, où nous nous vengerons.

— Adieu.

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