CHOEUR DES SERVITEURS
Que le vin coule en abondance !
Car c'est la fête d'Apollon, Le dieu des chants et de la danse.
Dont l'archet règle la cadence Dans les chœurs du sacré vallon.
CIiœUR DES SUIVANTES.
Promenons encore , Promenons nos doigts Sur la peau sonore; Du tambour Cretois.
Célébrez l'orgie , Flvites de Phrygic , Roseaux à sept voLx.
SCBME IV
DEUXIEME CHŒVn DES pouciiers.
LE CHOEUR
(^omini'ut ne pasb' reconnaître!
Oui , c'est bien l'arc de notre maître ,
Hélas! hélas!
Sur l(>s monts voisins du rivage , Il perçait le chevreau sauvage Qu'un pied léger ne sauvait pas.
110 ULYSSE
En reroyant ces vieilles armes , Je ne puis retenir mes larmes ,
Hélas! hélas!
Qui l'aurait dit, que l'arc d'Ulyss<?
D'un tel hjTnen serait complice !
0 prétendants ! n'y touchez pas !
saciiB IV
TROISIËUE CIiœUR DES POdCIIEIiS LE OllCEUR.
L'effort qu'il fait enfle sa veine , Et tend les muscles de son bras ; Il est rouge ; il est hors d'haleine : U s'irrite; colère vaine!
L'arc rehelle n'ohéit pas.
SCBRE V
quatrŒme ciiŒun des porcher*
LE CHœUR.
Victoire au mendiant! victoire!
Le mendiant est le plus fort.
A lui la gloire D'avoir tendu l'arc sans efiort !
Sa flèche a sifflé dans l'espace ; Le mendiant est hou archer ; Sa flèche siffle , vole et passe Par les anneaux , sans les toucher.
Victoire au mfndiant! victoin' Le mendiant est le plus fort.
A lui la gloire D'avoir tendu l'arc sans effort !