PI! I LII'PE
Va , nous savons que tu n'es pas comme eux VArr le |)lus h)yal , sied bien au plus fameux.
— Kegardez-le , Robert : celui qui le regarde Voit en lui mon armée , et ma cour, et ma garde, .le n'ai que lui. — Que faire : à ce point indigent Que je ne puis lever deux hommes contre Jean ?
— D'ailleurs il ne convient , en ce moment de crise , Ni de livrer mon trône aux complots de l'Église,
Ni de livrer Agnès à tant d'inimitié ;
On me regorgerait sans merci ni pitié.
Acconnnodons au sort notre àrne un peu moins haute !
Adieu, grandeur ! — Ma cour est bien triste , mon hôte ;
Pourtant , Guillaume et moi, de tout notre jiouvuir,
Nous nous ferons joyeux pour vous mieux recevoir.
Vous êtes un vaillant , je le sais, sire comte.
Vos faits d'armes nombreux sont de ceux ([u'on raconte ;
.l'en fus témoin, moi-même, aux rives du .lourdain.
Nous nous rappellerons le sultan Saladin.
— Puis , je vous montrerai cette Agnès qu'on outrage ; D'un sourire pour vous elle aura le courage ;
Vous direz s'il se peut qu'on manque assez de cœur Pour n'en pas adorer l'angéliijue douceur !
ROBERT
Sire, à ce bon accueil je nMKtnceavec peine;
132 AGNES DE MEHANIE.
Mais je vais contre Jean défendre mon domaine.
— Adieu , noble seigneur, qui faites éclater
Un grand cœur que le sort ne peut pas surmonter ! Je me sens entraîné , d'amitié peu commune , A suivre votre bonne ou mauvaise fortune ; Et, mes ordres donnés, je reviendrai. Seigneur, Pour être , avec Guillaume , à son poste d'honneur.
Tl sort.