‹ Théâtre complet de G. E. Lessing (volume 2)Chapitre 5 sur 138 · LA VIEILLE FILLE · texte numérisé non relu

LA VIEILLE FILLE

Si le français dans les mots ne devait être respecté, nous écririons la Vieille Piccelle, traduction fidèle du titre allemand : Die dite Jungfer. C'est la comédie la plus facétieuse de Lessing, elle est émaillée de saillies fines et spirituelles. On y trouve bien qu lques plaisanteries de gros sel, de celles que l'on rencontre dans nos vaudevilles contemporains. Vous comprenez qu'une vieille fille de cinquante-quatre ans, qui ne veut pour rien au monde coifer sainte Catherine, — et c'est ici notre cas.

:iO L'OEUVRE DRAMATIQUE DE LESSING

— est on prétexte à joyeusetés de toutes nuances. Un courtier matrimonial. — preuve que l'institution ne date pas de M. de Foy, — rient de proposer à Ohldinn (là

vieille fille) un certain capitaine de Schlag; mais cela ne t'ait pas les affaires de Lisette, la suivante, ni du cousin, l'héritier en espérance. Nos deux compères font alors entrer en scène, sous le nom du futur, Peter, un marchand ambulant, qui consent à se faire une figure repoussante, et, en se présentant comme capitaine de Schlag, à se montrer assez impérieux et assez grossier pour dégoûter T Ohldinn du mariage projeté. Malheureusement pour le cousin et pour Lisette, Peter est reconnu, la ruse est déjouée et la vieille fille épouse. L'introduction du personnage de Peter donne lieu à des scènes très risibles : la pièce du reste, marche sans trop d'invraisemblances; on pourrait nommer la Vieille Fille un vaudeville. L'auteur n'y a qu'une prétention : provoquer le rire et amuser, ce qui est bien quelque chose.

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