SCÈNE III MELLEFONT. NORTON, SARA, BETTY
mellefont. Ah! miss, quand ce ne serait même pas votre amour...
saea. Alors je serais certainement la plus malheureuse de nou^ deux... Je suis heureuse, pourvu que, pendant votre absence , il ne vous soit rien arrivé de plus fâcheux qu'à moi.
mellefont. Je n'ai pas mérité d'être reçu avec tant de bienveillance...
saea. Pardonnez-moi ma faiblesse qui ne me permet pas de vous recevoir plus tendrement. Pour vous tranquilliser, je souhaiterais de me sentir moins souffrante.
mellefont. Ah ! Marwood, il ne vous manquait plus nue cette trahison. Le misérable qui, avec les gestes les plus confidentiels, me menait d'une rue dans une autre, d'un coin dans un autre, n'était autre chose certainement qu'un homme envoyé par elle. Voyez-vous, très chère miss, cette ruse avait pour but de m'éloigner de vous. C'était une ruse grossière, sans aoute; mais c'est précisément parce qu'elle était grossière que j'étais loin de l'éventer. Ce ne sera pas en vain qu'elle a mu été si infâme, cette femme. Vile, Norton, rends-toi
chez elle ; ne la perds pas de vue, et retiens -la jusqu'à mon arrivée.
sara. Pourquoi cela, Mellefont? Je vous supplie pour Marwood.
mellefont. Va. {Norton sort.)