‹ Théâtre complet de J.-B. Poquelin de MolièreChapitre 17 sur 189 · ACTE II, SCENE V. 3r · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE V. 3r

M. Macroton.

Si bi-en donc que, pour ti-rer, des-ta-cher, arra-cher, ex-pul-ser, é-va-cu-er les-di-tes hu-meurs, il fau-dra u-ne pur-ga-ti-on vi-gou-reu-se. Mais, au pre-a-la-ble , je trou-ve à pro-pos, et il ny a pas d'in-con-ve-ni-ent, d'u-ser de pe-tits re-medes a-no-dins, c'est-à-di-re de pe-tits la-ve-mens re-mol-li-ants et de-ter-sifs, de ju-lets et de sirops ra-fraî-chis-sans, qu'on mes-le-ra dans sa pti-sa-ne.

M. Bahys.

Après nous en viendrons à la purgition et à la saignée, que nous réitérerons s'il en est besoin. M. Macroton.

Ce n'est pas qu'a-vec tout cela, vos-tre fil-le ne puis-se mou-rir; mais au moins vous au-rez fait quel-que cho-se, et vous au-rez la con-so-la-ti-on qu'el-le se-ra mor-te dans les for-mes.

M. Bahys.

Il vaut mieux mourir selon les règles que de réchapper contre les règles.

M. Macroton.

Nous vous di-sons sin-ce-re-ment nos-tre pen-sé-e.

M. Bahys.

Et nous avons parlé comme nous parlerions à nostre propre frère.

Sganarelle, à monsieur Macroton.

Je vous rends tres-hum-bles gra-ces. [A monsieur Bahys.) Et vous suis infiniment obligé de la peine que vous avez prise.

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