‹ Théâtre complet de J.-B. Poquelin de MolièreChapitre 171 sur 189 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

[Hali chante dans cette scène, et les esclaves dansent dans les intervalles de son chant.)

HALI ET Q^UATRE EsCLAVES, ISIDORE,

D. PEDRE.

Hali chante.

D'un cœur ardani, en tous lieux.

Un amant suit une belle; Mais d'un jalons odieux La vigilance éternelle Fait qu'il ne peut que des yeux S'entretenir avec elle.

Est-il peine plus cruelle Pour un cœur bien amoureux ?

Cbiribirida ouch alla,

Star bon Turca Non aver danara, Ti voler comprara,

Mi servir à ti,

Se pagar per mi, Far bona cucina, Mi levar matina.

Far boler caldara, Parlara, parlara, Ti voler comprara.

C'est un supplice à tous coups Sous qui cet amant expire; Mais, si d'un œil un peu doux La belle voit son martyre

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