SCENE PREMIERE
MESSIEURS FILERIN, TOMES ET DES FONANDRÉS.
M. FiLERIN.
N'avez-vous point de honte, Messieurs, de montrer si peu de prudence, pour des gens de vostre âge, et de vous estre querellez comme de jeunes estourdis? Ne voyez-vous pas bien quel tort ces sortes de querelles nous font parmy le monde? et n'est-ce pas assez que les sçavans voyent les contrarietez et les dissentions qui sont entre nos autheurs et nos anciens maistres, sans descouvrir encore au peuple, par nos débats et nos querelles, la forfanterie de nostre art ? Pour moy, je ne comprens rien du tout à cette méchante politique de quelques-uns de nos gens. Et il faut confesser que toutes ces contestations nous ont descriés, depuis peu, d'une estrange manière, et que, si nous n'y prenons garde, nous allons nous