‹ Théâtre complet de J. RacineChapitre 118 sur 716 · ANDROMAQUE, CÉPHISE · texte numérisé non relu

ANDROMAQUE, CÉPHISE

CÉPHISE

Ah I je n'en doute point ; c'est votre époux , roadaim*^ Cest Hector qui produit ce miracle en votre àme -. U veut que Troie encor se puisse relever Avec cet heureux fils qu'il vous fait conserver. Tyrrhus vous Ta promis. Vous venez de l'entendre , Madame; il n'attendait qu'un mot pour vous le rendre. Croyez-en ses transports : père , sceptre , alliés , Content de votre oceur, il met tout à vos pieds ; Sur lui, sur tout son peuple il vous rend souveraine. Est-ce là ce vahiqneur digne de tant de haine? l>éjà contre les Grecs plein d'un noble couroiix , l» soin de votre fils le touche autant que vous : Il prévient leur fureur; il hii laisse sa garde.

144 ANDROMAQLK.

Pour ne pas Texposer , hn-mêne il se hasarde. Mais toot s'appréle ao temple ; et tous aTcz prouiiB..*

Oïd , je m'j trouTerai. Mais aOoiis Toir mon fils.

Madame, qui Tons preue? 11 saffiiqne sa me >)ésonnais à tos yeux nesoit pins défendue. Voos hn poarm bienlM procÔgoer Tos bontés ; Et T06 cmbrassements ne sénat pins comptés. Qud plainr d'âerer on en&nt qu'on Yoit croître Non pins comme on eadxfe âevé poor son maître, Mais pour Toir ftTec loi renaître tant de rais !

ANDBOBAQOE.

Cq>bise, allons le voir pour la dernière fi».

CéPDlSE.

Que ditefr-Tous? Ob dieox !

Aim&onAQoc

O ma dière Cépliise , Ce n'est point aTec toi qpe mon cnnr se d^pise. Ta foi dans mon malhcnr s'est montréeà mes yeux; Mais j'ai cm qu'à mon toor tu me connaissais mieux. Quoi donc ! as-to pensé qu'Andiomaque infidèle Pût trahir on époux qui croit revivre en die ; Et que, de tant de morts réTCîDant la douleur. Le soin de mon repos me fit trooMer le leur? Estrce là cette ardeur tant promise à sa cendre? Mais son fils périssait , il l'a falhi défendre. Pyrrhus en m'^MNisant s'en déclare l'appui ; Il suffit : je Tenxbien m'en reposer sur lui. Je sais qud est Pyrrhus : violent , mais sincère , Céphise , il fera plus qu'il n'a promis de faire. Sur le courroux des Grecs je m'en repose encor ; Leur Laine va donner un père au fils d'Hector. Je vais donc , puisqu'il faut que je me sacrifie , Assurer à Pyrrhus le reste de ma vie ; Je vais , en recevant sa foi sur les autds , L'cng9gèr à mon fils par des nœuds immortels. Mais aussitôt ma main , à moi seule funeste , D'une infidèle vie abrégera le leste ; Et , sauvant ma vertu , rendra ce que je doi A Pyrrlius, à mon fiis , à mon époux , à moL

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