ACTE IV, SCLNE fil. uo
n s'abandonne au bras qui me voudra Tenger. Voulez-YOQS, malgré lui, prendre soin de sa vie? Armez, avee vos Grecs, tous ceux qui m'ont suivie; Soulevez vos amis ; tous les miens sont à vous : Il me trahît, vous trompe, et nous méprise tous. Mais quoi ! déjà leur haine est égale à la mienne ; Bile épargne à regret l'époux d'une Troyenne. Parlez ; mon ennemi ne vous peut échapper ; Ou plutôt il ne lÎBut que les laisser frapper. Conduisez ou suivez une fureur si belle ; Revenez tout couvert du sang de Finfidèle ; Allez : en cet état soyez sûr de mon cœur.
Mais, madame, songez...
HERHIOKB.
Ahl c'en est trop, seigneur.
Tant de raisonnements offensent ma colère. J'ai voulu TOUS donner les moyens de me plaire , Rendre Oreste content : mais enfin je vois bîon Qu'il veut toujours se plaindre, et ne mériter rien. Partez : allez ailleurs vanter votre constance , Et me laissez ici le soin de ma vengeance. De mes lAches bontés noon courage est confus ; Et c'est trop en un jour essuyer de refus. Je m'en vais seule au temple où leur hymen s'apprête , Où vous n'osez aller mériter ma conquête : Là , de mon ennemi je saurai m'approcher ; Je percerai le cœur que je n'ai pu toucher ; Et mes sanglantes mains , sur moi-même tournées , Aussitôt, malgré lui , joindront nos dpstinées : Et, tout ingrat qu'il est , U me sera plus doux De mourir avec lui , que de vivre avec vous.
ORESTE
Non , je vous priverai de ce plaisir funeste , Madame ; il ne mourra que ée la main d'Oreste. Vos ennemis par md vont vous être immolés , Et vous reconnaîtrez mes soins, si vous youlez.
HBRHIOIIE.
Allez. De votre sort laissez-moi la conduite ,
Et que tous vos vaisseaux soient prêts pour notre fuite*
i&O ANDROMAQLE.