‹ Théâtre complet de J. RacineChapitre 153 sur 716 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

cHicANEAu, rmriBfÉ.

L'iNTmÊ, se iqettaqt ea état d'écrire.

Orçà, Verbalisons.

GfliCàNEÀU.

Monsieur, de grâce, excusez-la; EMe D'est pas instruite : et puis , si bon vous semble » En Yoid les morceaux que je vais mettre ensemble.

Non.

CBIGANEMJ.

Je le lirai bien.

l'intimé.

Je ne suis pas méchant.

J'en ai sur moi copie

CHICANEAU

Ah 1 le trait est toucliaut !

Mais je ne sais pourquoi , plus je vous envisage , Et moins je me remets, monsieur, votre visage. ie connais force huissiers.

L'iNTIBté.

Informez-vous de moi.

ie m*acquitte assez bien de mon petit emploi.

CHICANEAU

Soit. Pour qui venez- vous?

l'intimé.

Pour une brave dame , Monsieur, qui vous honore, et de toute son âme Voudrait que vous vinssiez à ma sommation Lui faire un petit mot de réparation.

CHICANEAU

De réparation ? Je n'ai blessé personne.

l'intimé.

Je le crois ; vous avez , monsieur, l'&me trop Iwuue.

CHICANEAU

Que demandez-vous donc?

l'intimé.

Elle voudrait, monsieur ,

IM US PLàlDKUBft.

Que dcTMt 4a léMÎM «M De raiwcr par i^, a poi

L*IRmÉ.

Oâ , ¥oas poBvei TaMBcr ^OB seigeBt Ijiî doil porter poir moi tiMd ee ^cBedaoDaadB. M s qooi doBc! loi bittBK, n» fiât pareront riflMaifel Vofyott ce qu'elle cfaonle. Hob.^ « Siuême janTJer, ■ Pour «four BusaaBMnl dit qaru BDttt lier.

• ÉtanI à ce porté par eipril de dûcoie,

• HaotecIpiiiaaaiiledaBMYolaBdeCaduoey

« Comtene de Piliibeodie, Oibeaciiey cl edera,

• Il «oit dit que sur fliaire il aetiaMporteiA

« ADlo0sdeladaiiie;ctlàydritaevoizciaire,

• Deranl quatre témoins aoBisIéstf^ notaire,

• Zbsib! ledit HlérOme aïooera haotemenl

« Qo*il la tieni pour MBfléect de bon jagemeot. «LbBom. »Cest donc le nom de votre aeigni-urie?

L'niTUli.

Pour TOUS servir, (à part.) Il fknt payer d'effronterie

OHICAMB&U.

Le BoH 1 Jamais eiploit ne fut signé LB Bon. Monaienr le Bon.-

L'umné.

Monsieur.

CmCAlIBiklI.

Vous êtes un (lipoo.

L'umnÉ.

Monsieur, pardonnez-moi , je suis fort honn^ houiuie.

ancàMBAU.

Mais fripon le plus franc qui soit de Caen à Rome.

l'intimé.

Monsieur, je ne suis ^las pour vous désavouer.

AUllù il, SCÈNE iV. US

Vous aurez la bouté de me le bieo payer.

CaiCANBài*. \

Moi , payer ? en soufflets.

L'utTlMi.

Vous êtes trop honnête.

Vous me le payera bien.

CBlCàNKÂO.

Oh ! tu me romps la tète.

Tiens , t<^ ton payement.

l'intuié.

Un soufflet ! Écrirous.

t Lequel Hiérôme, après plusieurs rébellions, M Aurait atteint, fra|ipé , moi sergent , à la joue , « Et fait tomb^y du coup , mon chapeau dans la boue, w cmCAREAU i lui donnant un coup' de pied.

Ajoute cela.

l'intimé.

Bon , c'est de l'argent coniptant ; J'en avais bien besoin. « Et , de ce non content , n Aurait avec le pied réitéré. » Courage ! « Outre plus , le susdit serait Tenu , de rage , M Pour lacérer ledit présent prooès-yerbal. » Allons , mon cher monâeur, cela ne ra pas mol . Ne vous relâchez point.

CUIGANEAO.

Coquin!

L'UlTUlé.

Ne TOUS déplaise.

Quelques coups de bÂtou , et je suis à mon aise.

CHICAMKàU y tenant un bâton.

Oui dà. Je Terrai bien s'il est sergent.

L'inriMÉ , en posture d'écrire.

Têt donc.

Frappez. J'ai quatre enfants à nourrir.

GHICANEAU.

AhIpardonI Monsieur, pour un sergent je ne pouvais tous prendre; Mais le plus habile homme enfin peut se méprendre. Je sacTai réparer ce soupçon outrageant. Oui , TOUS êtes sergent, monsieur, et très-sergent Touchez là : vos pareils sont gens que je révère;

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