R»4CE
Seigneur, j^ai vu la reine ; Mais pour me faire tout je n'ai percé qu'à peine Les flots toujours nouYeaux d'un peuple adorateur Qii*attire sur ses passa prochaine grandedr. . Titus , après huit jours d'une retraite austère , Cesse ei^m de pieorer Yespasîen son père : Cet amant se redonne aux soins de son amour ; Et y si f en crois , seigneur, l'entretien de la eoor» Peut-être aTant la nmt l'honreuse Bérénice Cliange le no» de reine au nom d'impératrice.
'AirriocHos.
Hélas!
ARSACB.
Quoi ! ce discoorà pourrait-il tous troubler?
ANTiocnos.
Ainsi donc sans témoins je ne hii puis parler?
ARSACB.
Vous la irorei , seigneur : Bérénice est instruite ■ . Que TOUS Toolez ici la voir seule el sans suite. La rône y dtm regard , a daigné m'aTertir Qu'à votre eii4)ressement elle allait consentir; Et sans doute elle attend le moment fovorable PoAr disparaKre aux yeux c^nne cour qui l'accable.
ANnOCHUS.
11 suilit. Cependant n'as-tu rien négligé Des ordres importants dont je f avais chargé?
ARSAC&
Sdgneur, vous connaissez ma prompte obéissancse; Des vaisseaux dans Ostie armés en diligence. Prêts à quitter le port de moments en moments , N'attendent pour partir qne vos commandementâ. Mais qui renvoyez- vous dans votre Comagène?
ANTIOCHUS
Alsace , il faut partir quand J'aurai vu la reiiis»
BÉRÉNICE
ARSACS.
Qui doit partir?
ANT10CHD8.
Mm.
AR8ACE
Vous?
ANTI0CHU8
En sortant du palais, Je sors de Rome , Arsace , et j'en sors pour jamais.
ÀR8ACB.
Je suis surpris sans doute , et e'est avec justice. Quoi 1 depuis si longtemps la reine Bérénice Vous arrache , seigneur, dû sein de vos États ; Depuis trois ans dans Rome elle arrête tos pas -. n;t lorsque cette reine , assurant sa conquête , Vous attend pour témoin de cette illustre fête. Quand Tamonreux Titus, devenant son époux , Lui prépare un éclat qui i-ejaillit sur tous...
ÀNTIOCBDS.
Arsace , laisse-la jouir de sa fortune ,
Et quitte un entretien dont le cours m'importune.
ARSACE
Je vous entends , seigneur : ces mêmes dignités Ont rendu Bérénice ingrate à vos bontés; L'inimitié succède à l'amitié trahie..
ANTIOGHUS.
Non , Arsace , jamais je ne l'ai moins haïe.
ÀR»ACE.
Quoi donc I de sa grandeur déjà trop prévenu , Le nouvel empereur vous a-t-il méconnu ? Quelque pressentiment de son indiflérence Vous fait-il loin de Rome éviter sa présence?
ÀNTIOCHDS.
Titus n'a point pour moi paru se dânentir ; J'aurais tort de me plaindre.
ARSACB.
Et pourquoi dono partir ?
Quel caprice vous rend ennemi de vous-même t IjC ciel met sur le trône un prince qui vous aime. Un prince qui , jadis témom de vos combats , Vous vit chercher la gloire et la mort sur ses pas ,