BÉRÉNICK, ANTIOCHUS, ARSACE, PHÉNICE
Hé quoi f seigneur 1 Yon» n'êtes point parti !
ANTIOCHOS.
Madauie , Je Tois bien que vous êtes déçue , l*:t que c'était César que cherchait Totre Yue. Mais n'accusez que lui si, malgré mes adieux, De ma présence encor j'importune vos yeux. Peut-être en ce moment je serais dans Ostie, S'il ne m'eût de sa cour défendu la sortie.
• BÉRéNICB.
U TOUS cherche vous seul. Il nous évite fous.
AMTIOCBCS.
u ne m'a retenu que pour parler de tous.
BÉRÉNICB.
De moi, prince?
ANTIOCHUS
Oui , madame.
BÉRÉNICE
Et qu'a-t-il pu tous dhft?
ANTIOCHUS
Mille autres mieux que moi pourront tous en instruire.
BÉRÉNICE
Quoi, seigneur!..
ANTIOCHUS
Suspendez votre ressentiment.
D'autres , loin de se tahre en ce même moment , Triompheraient peut-être , et , pleins de confiance , Céderaient avec j<^e à votre impatience : Mais moi , toujours tremblant , moi , vous le savez bieni A qui votre repos est plus cher que le mien , Pour ne le point tronÛer j'aime mieux vous déplaire, Et crains votre douleur plus que Totre colère. Avant la fin du jour vous me justifierez. Adieu , madame.
BÉRÉNICE
Oh ciel ! quel discours ! Demeurez.
Prince , c'est trop cacher mon trouble à votre vue.