ACTE 111, SCÈNE IV. *à
Quand mes larmes en vam tâchaient de rémouvoip; Quand je m'applaudissais de leur peu de pouvoir ; Croyais-tu que son cœur, contre toute apparence , Pour la persuader trouv&t tant d'éloquence? Ah ! peut-être, après tout, que, sans trop se forcer. Tout ce qu'il a pu dire , il a pu le penser : Peut-être en la voyant , plus sensible pour .die , Il a vu dans ses yeux quelque grâce nouvelle : Elle aura devant lui fait parler ses douleurs ; EUe Taime ; on empire autorise ses pleurs : Tant d'amour touche enfin une âme généreuse. Hélas ! que de raisons contre une malheureuse !
ZAÏRE^
Mais ce succès , madame, est encore incertain. Attendez.
ATALIOB.
Non, vois-tu , je le nierais en vain, iejie prends point plaisir à croître ma misère ; Je sais pour se sauver tout ce qu'il a dû faire. Quand mes pleurs vers Roxane ont rappelé ses pas , Je n*ai point prétendu qu-*i} ne m'obélt pas : Mais après les adieux que je venais d'entendre , Après tous les transports d'une douleur si tendre , Je sais qu'il n'a point dû lui faire remarquer La joie et les transports qu'on vient do m'expllquer. Toi-même juge-nous, et vois si je m'abuse. Pourquoi de ce conseil moi seule suis-je excluse? Au sort de Bajazet ai-je si peu de part? A me chercher lui-même attendrait-il si tard , N'était que de son cœur le trop juste reproche Lui fait peut-être, hélas I éviter cette approche? Mais non , je lui veux bien épargner ce souci : Il lie me verra plus.
ZAÏRE
Madame, le voici.