‹ Théâtre complet de J. RacineChapitre 321 sur 716 · ACTE V, SCKNE XI. zS · texte numérisé non relu

ACTE V, SCKNE XI. zS

Transportés à la fois de douleur et de rage , Nos bras impatients ont puni son for&it , Et vengé dans son sang la mort de Bigazet.

ATALIDE

Bajazet!

ACOÉAT.

Que dis-tu?

OSHIN.

Bajazet est sans vie. .

L'ignoriez-yous?

ATAUDB.

Ohdelt

OSMIN

Son amante en furie, Près de ces lieux , soigneur, craignant Totro secours*. Avait au noeud fiital abandonné ses jours. Moi-même des <^ets f ai vu le plus funeste , Et de sa vie en vain j'id cherché quelque reste ; Bajazet était mort. Nous l'avons rencontré De morts et de mourants noblement entouré , Que 9 vengeant sa délUte , et eédant sous le nomlire , Ce héros a forcés d'accompagner son ombre. Mais, puisque c'en est lUt, sdgneur, songeons à nous.

AGOaAT.

Ah ! destins ennemis, où jne réduisez- vous .' Je sais en Bajazet la perte que vous fiâtes , Madame ; je sais trop qu'en l'état où vous êtes * Il ne m'appartient point de vousoffHr l'appui De quelques malheureux qui n'espéraient qu'en lui ; Saisi , désespéré d'une mort qui m'accable , Je vais , non point sauver cette tète coupable , Mais , lédevable aux soins de mes tristes amis , Défendre jusqu'au bout leurs jours qu'ils m'ont commis. Pour vous , si vous voulez qu'en quelque autre contrée Nous allions confier votre tète sacrée , Madame, consultez : maîtres de ce palais, Mes fidèles amis attendront vos souhaits ; Et moi , pour ne point perdre un temps si salutaire , Je cours où ma présence est encor nécessaire , Et, jusqu'au pied des murs que la mer vient laver, Sur mes vaisseaux tout prêts je viens vous retrouver ,

384 BAiAZËT .

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