‹ Théâtre complet de J. RacineChapitre 379 sur 716 · ACTE II» SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE II» SCÈNE V

chille.. .. Vous brûles q«e je «e sois partie.

lÉBtPULB.

loi I TOUS me soupçonneE de cette perfidie! [oi ! j'aimerais, madame, un Tainqiieiir Auieux , ui toujours tout sanglant sa présente à mes yeux ; *ui, la flammeàlamain, et de meurtres avide» [it en cendres Lesbos...

iraiGÉraE.

Oui, TOUS l'aiflMS, perfide !

^t ces mtaMs fineors que vous me dépeigaei, ^es bras que dans le sang tous avee vus baignés, jCs morts, cette Lesbos ^ ces cendres, cette ilamnie, îont les traits dont l'amour Ta gravé dans YOtre Ame ; îlt , loin d'en détester le cruel souvenir, ^ous vous plaisez encore à m'en entretenir. 3éjà plus d'une fois dans vos plaintes forcées ['ai dû v<Mr et j'ai vu le fond de vos pensées : Mais toHJours sur mes yeux ma facile bonté K remis le bandeau que j'avais étarté, Vow l'aimez. Que fiiisais-je ? et quelle erreur fatale Vl'a fait entre mes bras recevdr ma rivale ? Crédule, je l'aimais : mon cœur même aujourd'hui De son parjure amant lui promettait l'appui, ^oilà donc le triomphe où j'étais amenée I Moi-même à votre char je me suis enchaînée. Je vous pardonne , hélas I des voeux intéressés , Et la perte d'un cœur que vous me ravissez : \f ais que , sans m'avertir du piège qu'on me dresse , Vous me laissiez chercher jusqu'au fond de la Grèce L'ingjrat qui ne m'attend que pour m'abandonner, Perfide, cet affront se peut-il pardonner?

ÉRIPHILE

Vous me donnez des noms qui doivent me surprendre , Madame : on ne m'a pas instruite à les entendre ; Et les dieux , contre moi dès longtemps indignés , À mon ordlle encor les avaient épargnés. M ais il fout dés amants excuser l'injustice. Et de quoi vouliez-vous que je vous avertisse? Avez- vous pu penser qu'au sang d'Agameranoii Achille préférât une fflle sans nom , Qui du tout son destin ce qu'elle a pu comprendre,

4A4 IPH1G£MI£.

C'est qu'elle sort d'un sang qu'il brttle de refondre?

IPHIfiÉinE.

Vous Iriompbez , crueile , et braves ma douleur. Je n'avais pas enoor senti tout mon malheur : Et TOUS ne compares votre exil et ma gloire. Que pour mieux rdever votre injuste victoire. Toutefois vos tran^rts sont tmp précipités : Ce même Agamemnon à qui vous insultes.

Il commande à la Grèce, il est mon père, il m'aime, * Il ressent mes douleurs beaucoup plus que moi-même. Mes larmes par avance avaient su le toucher ; J'ai surpris ses floupirs , qu'il me voulait cacher. Hélas! de son accueil condamnant la tristesse, J'osais me plaindre à lui de son peu de tendresse!

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